Après 40 ans… toujours en train de traverser la ville

Cela ressemble… aux caravanes, à Albertina Walker, à Mahalia Jackson, à Mavis Staples et à d’autres matrones de l’évangile traditionnel. En bref… aucun album en 2007 ne sonne comme Sweeping Through the City, un album de gospel traditionnel éblouissant et une belle célébration de la carrière historique de César.Track Listing Sweeping Through the City

Jésus, j'aime appeler ton nom

Tiens ma mule

Paix en pleine tempête

Medley: Peter, n'aie pas peur / personne d'autre que toi Seigneur / Apprends-moi maître

Jamais

Choisissez vous ce jour

Louez votre chemin à travers

Rose fanée

Il le fera encore

Il a tout sous contrôle

Le vieux pommier

Si vous commenciez à vous inquiéter du fait qu’aucun album traditionnel évangélique significatif n’ait marqué l’histoire en 2007, le film After 40 Years… Still Sweeping to the City de Shirley Caesar est certain de dissiper ces craintes. Le titre est assez explicite. C’est le 40e anniversaire de la matriarche de l’Évangile en tant qu’enregistreur solo, une carrière qu’elle a commencée en 1966 après un acte de foi. Un appel au ministère a conduit César à quitter The Caravans, sans doute le groupe de gospel féminin le plus populaire des années 1950, mais elle a ensuite atteint de nouveaux sommets.

Les sommités évangéliques aux célébrités profiteraient de cette occasion pour dérouler le tapis rouge et en faire davantage pour les invités et les créateurs que pour le Créateur, mais pas pour César. Cet album a été enregistré en direct à l'église Word of Faith de Mount Calvary - la congrégation qu'elle co-pasteure avec son mari - à l'issue d'une semaine de séminaires et de formation pour les responsables d'église. On comprend alors pourquoi Sweeping ressemble à une extravagance du dimanche matin, avec César comme ministre officiant.

De haut en bas, César commande sa propre célébration, rugissant à travers une douzaine de pistes et 77 minutes de tirs évangéliques effrénés. Dès que le film "Sweeping Through the City", inondé de blues, lance le film, rien ne peut arrêter ce disque. Chaque sélection est un chef-d'œuvre à part entière, qu'il s'agisse d'un battant, d'un chant choral, d'une conteur, ou tout ce qui précède.

Dans la tradition César, le classique "Hold My Mule" conserve ses qualités d'exhortation. C'est un sermon aux proportions histrioniques, où le chanteur crache le feu et le soufre pendant plus de six minutes avant de chanter. Cela peut déstabiliser des auditeurs plus délicats et non scolarisés, mais c'est un pur paradis du gospel pour les adeptes traditionalistes du genre - un spectacle vocal et une performance à toute épreuve qui démontrent que les tuyaux de César n'ont pas un peu vieilli après quatre décennies de musique et de ministère.

Quelques éléments essentiels de César dans la veine de "Hold My Mule" sont absents de cet effort commémoratif, en particulier le tour de force "Don't Drive Your Mama Away" et le hit "No Charge", mais c'est au mieux un choix stupide. Ici, il y a suffisamment de classiques de César et une ferveur d'antan pour faire de Still Sweeping Through the City le meilleur album gospel traditionnel de l'année.

© Andree Farias, soumis à l’accord de licence avec Christianity Today International. Tous les droits sont réservés. Cliquez pour informations sur la réimpression.

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